
Le calendrier d’entretien du fabricant est une recette pour une défaillance prématurée du véhicule au Canada ; la véritable longévité vient d’une lutte active contre la dégradation environnementale.
- Les variations extrêmes de température fatiguent les joints du moteur, une menace que les fluides dits « à vie » ne sont pas conçus pour contrer.
- La saumure de sel corrosive nécessite un calendrier de lavage dynamique et un antirouille professionnel à base d’huile, les modules électroniques étant inefficaces.
Recommandation : Adoptez immédiatement le calendrier d’entretien pour « conditions de service sévères » comme base de référence et concentrez-vous sur la préservation des composants mécaniques, pas seulement sur l’aspect cosmétique.
Pour le propriétaire de véhicule canadien pragmatique, l’objectif est simple : le faire rouler jusqu’à ce que les roues tombent. Nous achetons pour le long terme, en espérant une décennie ou plus de service fiable. Pourtant, nous regardons nos véhicules succomber à la rouille et aux défaillances mécaniques bien plus tôt qu’ils ne le devraient. Nous suivons le manuel du propriétaire, effectuons les services recommandés, et pourtant, le climat rude du Canada finit par gagner. Les conseils courants — lavez-le, vérifiez les fluides, faites-le traiter contre la rouille — sont si génériques qu’ils en deviennent presque inutiles. Ils ne traitent pas les deux ennemis spécifiques et implacables de votre véhicule : le choc thermique violent et la saumure de sel adhésive.
Le calendrier d’entretien standard dans votre boîte à gants n’a pas été écrit pour un pays où les températures peuvent varier de 40 degrés en une journée et où les routes sont recouvertes d’un cocktail chimique corrosif pendant cinq mois de l’année. S’y fier, c’est comme se préparer à un blizzard avec une veste légère. La clé pour atteindre une longévité d’un million de kilomètres n’est pas de suivre ces règles généralisées. Il s’agit de comprendre les mécanismes spécifiques de dégradation dans notre environnement et d’adopter une posture défensive stratégique.
C’est la mentalité du « Million de kilomètres ». C’est un passage d’un entretien passif et académique à une stratégie active et informée de préservation des actifs. Cela signifie ignorer le mythe marketing du « fluide à vie », reconnaître que votre trajet quotidien correspond à un « service sévère », et savoir quelle technologie antirouille fonctionne réellement par rapport à celle qui n’est que de la poudre de perlimpinpin. Ce guide décomposera la science derrière le vieillissement des véhicules canadiens et fournira un cadre clair et exploitable pour préserver la force mécanique de votre véhicule, et pas seulement son éclat, pour les années à venir.
Cet article fournit une feuille de route détaillée pour mettre en œuvre cette mentalité résiliente. Nous explorerons les stress cachés sur votre moteur, démystifierons les mythes courants sur l’entretien et établirons une stratégie claire pour protéger les systèmes les plus vulnérables de votre véhicule.
Sommaire : La mentalité du « Million de kilomètres » : Combattre le sel et le choc thermique
- Qu’arrive-t-il aux joints de votre moteur lors de variations de -30°C à +100°C ?
- Fluide à vie ? Pourquoi vous devez ignorer le manuel si vous conduisez au Canada
- Pourquoi 90 % des conducteurs canadiens se qualifient pour l’entretien en « Conditions sévères »
- La bague à 50 $ qui sauve vos pneus de 1000 $ d’une usure inégale
- À quelle fréquence devriez-vous laver votre châssis pour neutraliser la saumure de sel ?
- Les points de rouille cachés qui font de 80 % des classiques de l’Ontario un mauvais investissement
- Pulvérisation d’huile vs modules électroniques : Qu’est-ce qui arrête vraiment la rouille au Canada ?
- Antirouille 101 : Comment préserver la force mécanique contre le sel de voirie ?
Qu’arrive-t-il aux joints de votre moteur lors de variations de -30°C à +100°C ?
L’assaut le plus violent contre votre moteur n’est pas la conduite à haute vitesse ; c’est un démarrage à froid par un matin de janvier. Lorsque votre véhicule reste stationné toute la nuit par -30°C, chaque composant en métal et en caoutchouc se contracte. Le bloc moteur, les culasses et les joints pris en sandwich entre eux rétrécissent à des rythmes différents, créant un stress interne immense. Lors du démarrage, le moteur chauffe rapidement jusqu’à une température de fonctionnement supérieure à 100°C, provoquant une expansion violente. Ce cycle de contraction et d’expansion extrêmes est connu sous le nom de choc thermique, et c’est l’un des principaux facteurs de fatigue mécanique des véhicules canadiens.
Les joints et les dispositifs d’étanchéité subissent le plus gros de cet abus. Fabriqués à partir de matériaux conçus pour être souples, ils deviennent durs et cassants par grand froid. Lorsque les composants chauds du moteur se dilatent contre eux, ces joints fragiles peuvent se fissurer, se déchirer ou perdre leur capacité d’étanchéité. Cela mène à des fuites lentes et insidieuses de liquide de refroidissement et d’huile qui marquent souvent le début de la fin pour un moteur à haut kilométrage. Dans les cas graves, le choc peut être tel qu’il entraîne une défaillance immédiate du joint de culasse, une réparation catastrophique et coûteuse. De plus, ce stress ne se limite pas aux joints ; il affecte les injecteurs de carburant, les rendant moins précis, ce qui entraîne un ralenti instable, une puissance réduite et un gaspillage de carburant.
Pour combattre cela, les 10 premières minutes de fonctionnement sont critiques. Évitez les régimes élevés ou les charges lourdes jusqu’à ce que la jauge de température atteigne sa position normale. Cet échauffement progressif permet aux joints de retrouver leur souplesse et aux composants de se dilater plus uniformément. L’utilisation d’une huile entièrement synthétique de haute qualité est également non négociable, car elle reste plus fluide à basse température, fournissant une lubrification vitale plus rapidement et aidant à maintenir l’intégrité des joints du moteur. Il ne s’agit pas seulement de suivre un calendrier ; il s’agit de gérer activement les forces physiques qui tentent de déchirer votre moteur de l’intérieur.
Fluide à vie ? Pourquoi vous devez ignorer le manuel si vous conduisez au Canada
L’un des termes les plus trompeurs du marketing automobile moderne est le « fluide à vie ». Les fabricants affirment souvent que le liquide de transmission, le liquide de refroidissement ou le liquide de différentiel est bon pour toute la durée de vie du véhicule. Mais qu’est-ce qui définit la « vie » d’un véhicule ? Pour un fabricant concentré sur la période de garantie, cela peut être 100 000 kilomètres. Pour un propriétaire canadien pragmatique, ce n’est que le début. Un véhicule typique reste sur les routes canadiennes pendant 11 ans, de nombreux propriétaires visant 15, 20 ans ou même plus.
Ces fluides « à vie » ne sont pas immunisés contre les lois de la chimie. Le même choc thermique qui attaque les joints dégrade également vos fluides. Les cycles de chaleur extrême décomposent les additifs du liquide de transmission, réduisant ses propriétés lubrifiantes et entraînant des vibrations, des glissements et une défaillance finale de la transmission — une réparation qui peut facilement coûter des milliers de dollars. Le liquide de refroidissement perd ses propriétés anticorrosion avec le temps, permettant à la rouille et au tartre de s’accumuler à l’intérieur du moteur et du radiateur, compromettant tout le système de refroidissement.
Ignorer ces fluides est un pari risqué. La mentalité du « Million de kilomètres » dicte qu’il n’existe pas de fluide à vie dans un climat sévère. Un calendrier proactif de remplacement des fluides est votre meilleure police d’assurance contre une défaillance prématurée du groupe motopropulseur. Pour un véhicule que vous prévoyez de garder longtemps, un changement de liquide et de filtre de transmission tous les 100 000 km et une vidange du liquide de refroidissement tous les cinq ans ou 150 000 km constituent une stratégie plus réaliste et responsable. Le coût de cet entretien préventif est insignifiant par rapport au coût de remplacement d’une transmission ou d’un moteur. Comme le notent les experts de la possession à long terme, les avantages financiers sont significatifs.
De nombreux conducteurs ne réalisent pas les avantages financiers à long terme de conserver une voiture pendant 200 000 kilomètres. Bien qu’il y ait des réparations en cours de route, vous pouvez économiser environ 30 000 $.
– ThinkInsure, ThinkInsure Insurance Help Centre
Pourquoi 90 % des conducteurs canadiens se qualifient pour l’entretien en « Conditions sévères »
Enfouie au fond de chaque manuel du propriétaire se trouve une petite section que la plupart des conducteurs ignorent : le calendrier pour « Service sévère » ou « Conditions de conduite sévères ». Ce plan d’entretien accéléré est destiné aux véhicules opérant dans des circonstances difficiles. Les critères incluent généralement des trajets courts fréquents, la conduite dans des conditions poussiéreuses, la marche au ralenti prolongée et la conduite par températures extrêmes. Cela vous semble familier ? Pour la grande majorité des Canadiens, ce n’est pas une exception ; c’est la réalité quotidienne de la conduite.
Un trajet hivernal de moins de 15 minutes ne permet pas au moteur de chauffer complètement, ce qui entraîne une accumulation de condensation dans l’huile qui dégrade ses qualités protectrices. La circulation dense à Toronto ou Montréal constitue un usage sévère. Conduire sur des routes de gravier dans les zones rurales de l’Alberta ou sur des autoroutes salées en Ontario est un facteur de qualification. En bref, si vous conduisez au Canada, vous utilisez votre véhicule dans des conditions sévères. Le calendrier « normal » est conçu pour un trajet idéal sur une autoroute californienne, pas pour une conduite dans la gadoue en février.
Cette comparaison montre la dure réalité. À gauche, un véhicule fonctionnant dans des conditions « normales ». À droite, le même véhicule face à un hiver canadien typique, avec des composants stressés par le froid et recouverts de sel corrosif.

Suivre le calendrier sévère signifie des changements de fluides, des inspections et des remplacements de filtres plus fréquents. Cela peut sembler être un coût supplémentaire, mais c’est un investissement stratégique dans la longévité. Le tableau ci-dessous illustre à quel point les intervalles de service recommandés changent radicalement. Un intervalle de vidange d’huile peut être réduit de moitié, passant de 16 000 km à 8 000 km. Les filtres à air, les inspections de freins et les vidanges de liquide de refroidissement surviennent tous plus fréquemment, permettant de détecter l’usure et la contamination avant qu’elles ne provoquent des défaillances en cascade.
Ce tableau présente les différences typiques entre un plan d’entretien standard et celui qui s’applique réellement aux réalités de la conduite canadienne.
| Élément de service | Service Normal | Service Sévère (Conditions Canadiennes) |
|---|---|---|
| Vidanges d’huile | 16 000 km | 8 000 km |
| Filtre à air | 48 000 km | 24 000 – 32 000 km |
| Inspection des freins | 64 000 km | 40 000 km |
| Vidange liq. refroid. | 160 000 km | 120 000 km |
La bague à 50 $ qui sauve vos pneus de 1000 $ d’une usure inégale
La mentalité du « Million de kilomètres » consiste à se concentrer sur les petites pièces peu coûteuses qui protègent les grandes pièces onéreuses. Nulle part cela n’est plus évident que dans le système de suspension. La suspension de votre voiture est un réseau complexe de bras, de bielles et de joints, tous reliés par des bagues en caoutchouc (bushings). Ces simples pièces de caoutchouc ou de polyuréthane sont conçues pour absorber les vibrations et permettre un mouvement contrôlé. Au Canada, elles vivent une vie d’abus constants, gelées en hiver et attaquées par le sel et la saleté de la route.
Avec le temps, ces bagues s’assèchent, se fissurent et finissent par céder. Une bague de bras de suspension défectueuse, qui pourrait coûter 50 $, permet un mouvement excessif dans la suspension. Ce problème apparemment mineur dérègle l’alignement de vos roues. Désormais, votre ensemble de pneus toutes saisons haut de gamme de 1 000 $ ne touche plus la route de manière uniforme. Les bords intérieurs ou extérieurs commencent à s’user rapidement, une condition connue sous le nom d’usure « en dents de scie ». En moins de 20 000 kilomètres, un jeu de pneus neufs peut être détruit, tout cela à cause d’un petit composant en caoutchouc défaillant.
C’est un exemple classique de défaillance en cascade. Le problème initial est bon marché et facile à réparer s’il est détecté tôt. Les dommages qui en résultent sont coûteux et frustrants. C’est pourquoi l’accent mis sur les inspections fréquentes dans le calendrier de « Service Sévère » est si crucial. Un technicien effectuant une vérification approfondie des freins ou de la suspension repérera une bague qui se détériore bien avant qu’elle ne provoque l’usure des pneus. Le conducteur moyen peut ne pas remarquer le changement subtil de tenue de route, mais l’évidence sera claire pour un œil exercé. Bien que l’entretien de routine ait ses coûts, c’est une défense contre des factures beaucoup plus importantes et imprévues.
À quelle fréquence devriez-vous laver votre châssis pour neutraliser la saumure de sel ?
Le deuxième grand ennemi des véhicules canadiens est le sel de voirie. Mais le vrai danger n’est pas les cristaux blancs familiers que vous voyez sur les routes sèches en hiver ; c’est le liquide invisible et collant connu sous le nom de saumure de sel. Les services de voirie de l’Est du Canada et des Prairies utilisent de plus en plus de saumures de chlorure de calcium et de chlorure de magnésium, qui sont pulvérisées sur les routes avant une tempête. Ce liquide est conçu pour adhérer aux surfaces, et il fait exceptionnellement bien son travail — sur le châssis de votre véhicule.
En Ontario, au Québec et dans les Maritimes, les services de voirie utilisent massivement le chlorure de calcium et le chlorure de magnésium. La saumure colle au métal lorsqu’elle est mouillée et, lorsqu’elle sèche, elle devient une poudre qui s’infiltre dans chaque recoin de votre voiture.
– Rust Check, Rust Check – Stop Killing Your Car
Cette saumure s’infiltre dans les joints, les longerons du cadre et derrière les panneaux de carrosserie, maintenant l’humidité directement contre le métal. Même lorsqu’elle sèche, elle laisse une poudre de sel concentrée qui se réactive dès qu’elle est à nouveau mouillée. Un simple lave-auto automatique qui ne nettoie que les surfaces peintes est totalement inefficace contre cette menace. La seule défense est un lavage ciblé du châssis à haute pression. Mais à quelle fréquence ?
Cette vue rapprochée montre comment la saumure de sel cristallise sur les surfaces métalliques, emprisonnant l’humidité et accélérant la corrosion bien plus efficacement que le sel sec.

La réponse n’est pas un calendrier fixe, mais un calendrier dynamique basé sur les conditions météorologiques. La rouille est une réaction chimique qui est la plus active juste au-dessus du point de congélation. Par conséquent, votre fréquence de lavage devrait augmenter pendant les cycles de gel-dégel fréquents en novembre, mars et avril. Une bonne règle de base est de laver le châssis dans les deux ou trois jours suivant tout événement de salage majeur. Pendant les périodes où les températures tournent autour de 0°C, un lavage hebdomadaire est un investissement judicieux. Il est crucial d’effectuer un dernier nettoyage approfondi du dessous de caisse au printemps pour éliminer tout résidu de sel avant que les mois d’été plus chauds et plus humides n’accélèrent la corrosion restante. Cependant, évitez le lavage du châssis lors d’un gel intense (en dessous de -15°C), car cela peut faire geler les câbles de frein de stationnement et les serrures de porte.
Les points de rouille cachés qui font de 80 % des classiques de l’Ontario un mauvais investissement
La rouille est le signe le plus visible du vieillissement d’un véhicule au Canada, mais ce que vous voyez en surface n’est que la pointe de l’iceberg. Les véhicules modernes sont construits avec de l’acier galvanisé et des revêtements avancés, ce qui signifie qu’ils paraissent souvent impeccables pendant des années. En fait, une analyse de l’Association pour la protection des automobilistes (APA) note que la plupart des véhicules modernes ne présentent pas de signes visibles de rouille avant d’avoir plus de 5 ou 6 ans. Cela crée un faux sentiment de sécurité. La corrosion véritablement destructrice se produit hors de vue, au plus profond de la structure du véhicule.
Les zones les plus vulnérables sont celles qui emprisonnent l’humidité et le sel : l’intérieur des bas de caisse, les joints inférieurs des portes et du hayon, les longerons du cadre et les points de montage de la suspension. Au moment où une bulle de rouille apparaît sur une aile, le métal derrière elle est probablement en train de corroder depuis des années. Pour les acheteurs de véhicules d’occasion, surtout les modèles classiques ou les « futurs classiques » provenant de provinces de la ceinture de sel comme l’Ontario, c’est un risque financier massif. Une voiture peut paraître parfaite à l’extérieur alors que son intégrité structurelle est discrètement compromise.
Les conséquences de cette décomposition cachée peuvent être catastrophiques, transformant un investissement prisé en une responsabilité dangereuse. Ce n’est pas seulement un problème cosmétique ; c’est une menace fondamentale pour la sécurité et l’intégrité structurelle du véhicule.
Étude de cas : La crise de la corrosion du cadre du Toyota Tacoma
L’un des exemples les plus célèbres de dommages structurels dus à la rouille dans l’histoire automobile canadienne concerne les camionnettes Toyota Tacoma du milieu des années 2000. Le cadre du véhicule était mal protégé en usine et était très sensible à la corrosion par le sel. Les propriétaires ont signalé des cadres rouillés à un point tel qu’ils pouvaient littéralement se briser en deux, ce qui a mené à un programme massif de rappel et de rachat de véhicules. Ce cas souligne comment même un véhicule réputé pour sa fiabilité peut être détruit par la rouille cachée, prouvant qu’aucun fabricant n’est à l’abri des effets du sel de voirie si la protection structurelle est inadéquate.
Pour tout propriétaire pragmatique ou acheteur potentiel, une inspection préachat incluant un examen approfondi du châssis et des panneaux de carrosserie internes avec une caméra endoscopique n’est pas optionnelle — elle est essentielle. Supposer qu’un extérieur propre équivaut à un véhicule en bonne santé est une erreur qui a coûté des millions aux acheteurs canadiens.
Pulvérisation d’huile vs modules électroniques : Qu’est-ce qui arrête vraiment la rouille au Canada ?
En matière de protection contre la rouille, le marché est inondé d’options, mais elles ne se valent pas toutes. Les deux catégories principales sont les pulvérisations annuelles à base d’huile et les modules antirouille électroniques à usage unique. Pour tout propriétaire à long terme au Canada, choisir la bonne option est une décision critique. Malgré un marketing agressif, la science et les preuves réelles sont claires : les modules électroniques sont inefficaces sur les automobiles.
Ces appareils prétendent fonctionner via la « protection cathodique par courant imposé », une technologie efficace dans des environnements stables et constants comme sur les pipelines ou les coques de navires immergées dans l’eau de mer. Une voiture, cependant, est l’exact opposé. C’est une structure complexe de différents métaux se déplaçant constamment dans un mélange chaotique d’air, d’eau douce et de brouillard salin. Il n’y a pas d’« électrolyte » constant pour que le module électronique fonctionne, ce qui le rend inutile. L’APA et d’autres organismes de défense des consommateurs n’ont trouvé aucune preuve qu’ils préviennent la rouille sur les véhicules.
En revanche, les pulvérisations traditionnelles à base d’huile ont fait leurs preuves. Ces produits fonctionnent en créant une barrière physique entre le métal et l’humidité. Des formulations comme Krown ou Corrosion Free utilisent une huile légère et rampante qui contient des inhibiteurs de rouille. Ce liquide est conçu pour pénétrer profondément dans les joints, les soudures et les cavités de la carrosserie — les endroits mêmes où la rouille commence. Sa nature « auto-cicatrisante » signifie que si le revêtement est rayé, l’huile rampe à nouveau sur la zone exposée. Une étude menée pour le ministère de la Défense nationale du Canada sur sa flotte de véhicules a fourni des preuves claires sur les produits commerciaux les plus performants.
Parmi les produits testés, Corrosion Free Formula 3000 a montré la plus grande inhibition de la corrosion.
– Ministère de la Défense nationale, Review of Corrosion Control Programs and Research Activities for Army Vehicles
Les données montrent clairement que si les revêtements à la cire appliqués par les concessionnaires et les modules électroniques offrent une piètre valeur, une pulvérisation d’huile annuelle offre une protection supérieure et vérifiable.
| Méthode | Efficacité | Coût annuel | Application |
|---|---|---|---|
| Traitement à l’huile (Krown) | Excellente avec réapplication annuelle | 145 $ – 175 $ | Annuelle |
| Traitement à l’huile (Corrosion Free) | Idéale dans les environnements sévères | 150 $ – 200 $ | Annuelle |
| Modules électroniques | Inefficace sur les véhicules | 300 $ – 500 $ | Unique |
| Cire (Concessionnaire) | Médiocre – se fissure avec le temps | 499 $ – 795 $ | Unique |
Points clés à retenir
- Les conditions de conduite canadiennes sont intrinsèquement « sévères » ; le calendrier d’entretien normal du fabricant est inadéquat pour la possession à long terme.
- Le choc thermique causé par les variations extrêmes de température provoque une fatigue mécanique des joints du moteur, une menace qui nécessite des échauffements graduels et des fluides synthétiques de haute qualité.
- Une prévention efficace de la rouille repose sur la neutralisation de la saumure de sel par un lavage dynamique du châssis et l’application d’un traitement annuel à base d’huile, et non sur des modules électroniques inefficaces.
Antirouille 101 : Comment préserver la force mécanique contre le sel de voirie ?
L’objectif ultime d’une stratégie antirouille n’est pas seulement de prévenir les imperfections cosmétiques sur les panneaux de carrosserie. Il s’agit de préserver l’intégrité mécanique et structurelle de l’ensemble du véhicule. Une bulle de rouille sur une porte est laide, mais une conduite de frein ou un support de suspension rouillé est une défaillance potentiellement mortelle. La mentalité du « Million de kilomètres » priorise la protection de ces composants critiques, porteurs et liés à la sécurité, avant tout le reste.
Même avec une pulvérisation d’huile de qualité, l’application est primordiale. Un technicien qui précipite le travail ou qui ne connaît pas les zones problématiques spécifiques de votre modèle de véhicule peut laisser des systèmes critiques vulnérables. C’est un problème courant avec les sous-couches appliquées par les concessionnaires ou génériques. Une étude de la CAA des années 1980, toujours pertinente dans ses conclusions, révélait que 85 % des traitements antirouille de concessionnaires laissaient une ou plusieurs zones à haut risque sans protection. Une application correcte nécessite de percer de petits trous d’accès discrets dans les portes et les bas de caisse pour s’assurer que l’huile inhibatrice de rouille atteigne les structures internes.
Une véritable stratégie de préservation des actifs consiste à cibler spécifiquement les systèmes où la corrosion pose le plus grand risque. Cela signifie s’assurer que votre technicien antirouille porte une attention particulière aux conduites de frein et de carburant en acier courant le long du cadre, aux sangles du réservoir de carburant, aux points de montage de la suspension sur le faux-cadre et aux connexions électriques critiques. Ce sont les composants qui, s’ils échouent, peuvent entraîner une perte de contrôle totale ou créer un risque d’incendie grave. Les protéger est le principe de base de la possession de véhicules à long terme dans une région de la ceinture de sel.
Audit des systèmes critiques : Ce qu’il faut protéger du sel
- Conduites de frein en acier : Inspectez tout signe de piqûre ou de gonflement ; une rupture signifie une défaillance totale des freins.
- Sangles du réservoir de carburant : Vérifiez l’état des sangles métalliques maintenant le réservoir ; une défaillance peut faire tomber le réservoir.
- Points de montage de la suspension : Examinez où les bras de commande et les jambes de force se boulonnent au faux-cadre et à la carrosserie pour tout signe de rouille profonde.
- Réservoirs d’essence métalliques et masses électriques : Assurez-vous que le réservoir lui-même ne corrode pas et vérifiez que les points de mise à la terre électrique sur le cadre sont propres et protégés.
- Conduites de climatisation : Recherchez la corrosion sur les conduites de CA en aluminium, car une perforation entraîne une perte de réfrigérant coûteuse.
Adopter la mentalité du « Million de kilomètres » est un choix conscient de traiter votre véhicule comme un actif à long terme dans un environnement hostile. Cela nécessite d’aller au-delà des recommandations de base du fabricant et de mettre en œuvre une stratégie proactive adaptée aux réalités du Canada. En gérant le choc thermique, en neutralisant la saumure de sel et en vous concentrant sur l’intégrité mécanique, vous ne faites pas que prévenir la rouille ; vous investissez dans des années de fiabilité future et économisez des dizaines de milliers de dollars à long terme. Commencez dès aujourd’hui en évaluant votre calendrier d’entretien et en prenant rendez-vous avec un spécialiste de l’antirouille de confiance.
Foire aux questions sur la mentalité du « Million de kilomètres »
Pourquoi les modules antirouille électroniques ne fonctionnent-ils pas sur les véhicules ?
Les modules électroniques sont basés sur la « protection cathodique par courant imposé » qui nécessite un électrolyte constant comme l’eau de mer. Les véhicules sont exposés à des conditions changeantes d’air, d’eau et de brouillard salin, rendant cette technologie inefficace.
Comment les pulvérisations d’huile préviennent-elles réellement la rouille ?
Les pulvérisations d’huile contiennent des inhibiteurs de rouille et des agents capillaires qui permettent au produit de s’infiltrer dans toutes les zones de la carrosserie, recouvrant la tôle et déplaçant l’humidité qui cause la rouille.
Dois-je traiter contre la rouille un véhicule neuf ?
Oui, la rouille commence à se former dans les zones cachées dès la première année, invisible sans démonter les panneaux. Lorsque la rouille apparaît après 6 ou 7 ans, les dommages ont en réalité commencé des années plus tôt.